
Run and Furious : une course originale
Courir sur un circuit automobile, je ne pensais pas vivre ça un jour. Et pourtant, c’est exactement ce que j’ai eu la chance de faire lors de la Run ans Furious, sur le circuit de Pau-Arnos. Chaussures de running aux pieds, à la place des pneus de course, l’objectif était simple : enchaîner un maximum de tours sur cette piste mythique, dans le temps imparti. 1h, 2h ou 3h, au choix, en solo ou en relais par équipe – chacun son défi, chacun son rythme. Une expérience aussi insolite que motivante, entre bitume, endurance et esprit de partage.
Tout est réuni pour vivre un bon moment : une course originale, un départ en fin de journée pour terminer à la frontale dans la nuit, un DJ survolté qui met l’ambiance pendant les trois heures, et plusieurs formats de course pour que chacun trouve le défi à sa mesure.
Le seul bémol ? La pluie et le vent se sont invités à la fête, refroidissant un peu l’atmosphère… et probablement décourageant pas mal de spectateurs de venir encourager sur place.


Le parcours fait 2,5 km avec 50 m de D+ par tour : autant dire que c’est tout sauf plat. Pas évident de caler une allure stable, encore moins de s’y préparer. Je me suis inscrit sur le format 3h en solo, avec en tête une bonne sortie longue en vue du Marathon des Sables en Jordanie, un mois plus tard. Parfait aussi pour travailler le mental sur un terrain exigeant.
| Nombre de tours | Distance (km) | Dénivelé (m D+) |
|---|---|---|
| 1 | 2.5 | 50 |
| 2 | 5 | 100 |
| 3 | 7.5 | 150 |
| 4 | 10 | 200 |
| 5 | 12.5 | 250 |
| 6 | 15 | 300 |
| 7 | 17.5 | 350 |
| 8 | 20 | 400 |
| 9 | 22.5 | 450 |
| 10 | 25 | 500 |
| 11 | 27.5 | 550 |
| 12 | 30 | 600 |
| 13 | 32.5 | 650 |
| 14 | 35 | 700 |
| 15 | 37.5 | 750 |
| 16 | 40 | 800 |
| 17 | 42.5 | 850 |
| 18 | 45 | 900 |
| 19 | 47.5 | 950 |
| 20 | 50 | 1000 |
18h, on se retrouve sur la ligne de départ. Nous sommes environ 130 participants, mélange de coureurs solo et d’équipes en relais. L’ambiance est détendue mais concentrée. Le départ est lancé, et très vite, chacun trouve son rythme. Les tours s’enchaînent, on double, on se fait doubler, le temps passe étonnamment vite. De mon côté, je tourne à un peu plus de 5 tours par heure, avec de bonnes sensations : les jambes répondent bien, le rythme est régulier, et je suis franchement content de voir que les entraînements paient.





À 20h, la nuit tombe et la frontale devient obligatoire : seuls les coureurs du format 3h restent en piste. Une autre course commence, plus mentale, plus silencieuse aussi. Le dernier quart d’heure paraît interminable, mais il faut rester concentré : règlement oblige, tout tour entamé avant la fin doit être terminé pour être comptabilisé. Pas question de s’arrêter à la sonnerie !








L’horloge approche de 21h, et je suis toujours calé sur mon rythme de 5 tours à l’heure. Il est 20h52 quand je termine mon 15ᵉ tour : pas de doute, je repars pour un 16ᵉ, en sachant qu’il ne comptera que s’il est terminé… et que je ne passerai pas la ligne avant la fin des 3 heures. Je le prends donc sans pression, en profitant. J’ai déjà fait le job, et je sais que j’ai une bonne avance sur le deuxième. À l’arrivée, je termine 1er au classement solo, avec un tour d’avance sur Philippe Richet, un coureur aventurier bien connu. Un vrai plaisir de remporter cette Run and Furious, dans des conditions pas simples, mais avec de super sensations tout du long.
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