Marathon de Berlin

Mon marathon de Berlin : une aventure mémorable entre foule, bière sans alcool et Porte de Brandebourg

Le marathon de Berlin est l’un des six World Marathon Majors, aux côtés de ceux de New York, Chicago, Boston, Londres et Tokyo, ce qui le place parmi les marathons les plus prestigieux et convoités au monde. C’est également l’un des plus rapides au monde, avec de nombreux records du monde établis sur ce tracé plat et très roulant.  

Cette fois, c’est par agence de voyage que je m’y suis inscrit, un peu sur un coup de tête, suite à un message sur les réseaux sociaux d’une place disponible (dossard + hôtel).

J’y retrouve des amis rencontrés au marathon de Chicago : Virginie, Sarah et Robert 🙂

Comment participer au marathon de Berlin ?

Pour participer à un marathon majeur, vous avez plusieurs possibilités :

  • tirage au sort
  • lever des fonds pour une association agréées par l’organisation ;
  • passer par une agence de voyage : elles ont le monopole des dossards et proposent des packs (avec vol et hébergement) assez couteux ;
  • donner une preuve de performance : une grille est établie en fonction du sexe et de l’âge du participant. Il faut donc justifier un chrono dans les 2 ans avant la course :

Qualification de temps pour BERLIN

  • Hommes :
    • jusqu’à 44 ans (nés de 2007 à 1981) : moins de 2h45
    • jusqu’à 59 ans (nés entre 1980 et 1966) : moins de 2h55
    • 60 ans et plus (nés en 1965 et plus) : moins de 3h25
  • Femmes :
    • jusqu’à 44 ans (nées de 2007 à 1981) sous : 3h10
    • jusqu’à 59 ans (nées entre 1980 et 1966) : moins de 3h30
    • 60 ans et plus (nées en 1965 et plus) : moins de 4h20

L’inscription est ouverte pendant un mois durant l’automne précédent le marathon.

Retrait des dossards

Le retrait des dossards se fait à l’ancien aéroport de Tempelhof, un lieu chargé d’histoire.

Veille de marathon : un 5 km est organisé

Berlin a eu la très bonne idée d’organiser un 5 km, la veille du marathon. Le tracé reprend les 5 derniers kilomètres du marathon. De quoi s’en mettre plein les poches avec un dossard à 34.5€ pour les plus de 10 000 participants.

On y retrouve différents profils : les futurs marathoniens qui profitent de cette course pour le petit déblocage et repérer le final, mais aussi des accompagnants qui ne se sentent pas de s’élancer sur la distance reine. Tous repartiront avec une petite médaille souvenir.

Trace Garmin

Je profite de l’occasion pour ressortir mes fidèles espadrilles, rangées depuis l’unique et mythique Marathon pour Tous des JO de Paris 2024.

Jour J : Marathon de Berlin

C’est le grand jour, la météo est idéale : grand ciel bleu et température fraiche. Sans trop de prépa, je décide d’accompagner au maximum Robert qui part pour un rythme à 4:22 du kilomètre.

Trace Garmin

Pour ce 50ème anniversaire, la médaille est juste MAGNIFIQUE !!

Plus que le marathon de Tokyo pour clôturer cette quête des six World Marathon Majors !!

Vidéo de ce séjour à Berlin

Petite analyse personnelle de ce marathon de Berlin

Les points positifs (ou comment Berlin sait recevoir les coureurs)

Transports en commun gratuits tout le week-end

Si comme moi, vous aimez prendre les transports en commun pour économiser vos jambes avant un marathon (et même après, soyons honnêtes), Berlin a tout compris. Le pass marathon, c’est non seulement votre clé pour les 42,195 km, mais aussi pour tout le réseau de transports. Gratuité totale tout le week-end ! Bon, j’aurais préféré que ça me porte aussi sur les 5 derniers kilomètres, mais c’est déjà ça !

L’expo marathon dans un ancien aéroport

Oui, oui, vous avez bien lu. Vous venez chercher votre dossard et bim, vous vous retrouvez à flâner dans un ancien aéroport de Berlin-Ouest. Rien que ça. Pas de stress ici, juste des stands à perte de vue et une petite balade dans l’histoire. Un bon moyen de se plonger dans l’ambiance avant la course.

Dossard imprimé sur place

Oubliez les semaines à angoisser en attendant que la poste livre votre précieux sésame. À Berlin, ils impriment votre dossard directement sur place. Plus d’excuses si vous l’oubliez dans votre valise (ou si votre chat décide de jouer avec).

Des animations musicales à tous les coins de rue

Du jazz, du rock, de la techno (ben oui, on est à Berlin quand même)… Les animations musicales vous accompagnent tout au long du parcours. On en oublierait presque les kilomètres qui défilent… ou pas. Mais ça aide !

Une foule en délire

Quand je dis « ambiance de dingue », je ne plaisante pas. Les Berlinois sont là, tout le long du parcours, à taper des mains, à brandir des pancartes, à encourager les runners comme s’il n’y avait pas de lendemain. Vous vous sentez presque comme un champion olympique. Presque, parce qu’à ce stade, vos jambes vous rappellent cruellement le contraire.

L’arrivée spectaculaire sous la Porte de Brandebourg

L’un des moments les plus magiques de ce marathon : l’arrivée. Imaginez, à 300m du graal, cette monumentale Porte de Brandebourg se dresse devant vous. Si avec ça vous n’arrivez pas à trouver une dernière petite once d’énergie, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

Une médaille digne de ce nom

Une médaille magnifique pour couronner le tout, ça fait toujours plaisir. Après tout, si on court un marathon, c’est un peu pour ça aussi, non ? Elle est lourde, brillante, et on a bien envie de la porter toute la semaine pour la montrer à tout le monde.

Les points négatifs (parce qu’il faut bien équilibrer)

Trop de monde et slalom géant pendant plus de 10 km

Berlin, c’est bien. Mais Berlin avec 45 000 autres coureurs ? Moins bien. Si vous aimez jouer à cache-cache ou à la marelle, vous êtes servis. Les dix premiers kilomètres sont un véritable parcours d’obstacles. Je suis sûr d’avoir amélioré ma technique de slalom plus que mon chrono. Conseil pour l’organisation : des départs par vague, ça aiderait à éviter les embouteillages dès le départ. Et tant qu’à faire, un petit contrôle des SAS serait le bienvenu.

Le tee-shirt finisher donné à l’avance (vraiment ?)

C’est le moment que tout marathonien attend : ENFIN passer la ligne d’arrivée et recevoir son tee-shirt de finisher. Eh bien ici, vous l’avez… au retrait du dossard. Pas sûr que ça ait le même effet de motivation. Et oui, il est en option en plus. Petit coup au moral.

Les travaux omniprésents

Vous pensiez découvrir Berlin sous son meilleur jour ? Eh bien non, la ville est en chantier. Vous zigzaguez entre les travaux et les zones déviées comme si courir un marathon n’était pas déjà assez compliqué.

L’aire de départ/arrivée, un vrai labyrinthe

Le matin de la course, c’est un peu l’ambiance « où est Charlie » pour trouver l’endroit où poser votre consigne. Selon votre numéro de dossard, votre tente consigne est soit ici, soit là-bas, ou peut-être à l’autre bout de la ville, qui sait. Une carte et une boussole n’auraient pas été de trop.

Pas de (vrai) bière à l’arrivée !

Oui, vous avez bien lu. Après 42 kilomètres, qu’est-ce qu’on attend de l’arrivée ? Un petit moment de repos, une médaille… et une bonne bière bien fraîche, non ? Eh bien, désolé de vous décevoir, mais à Berlin, c’est bière sans alcool. C’est sûr, ils font attention à notre récupération, mais bon, ce n’était pas vraiment ce que j’imaginais pour mon petit moment de victoire.

En bref, ce marathon de Berlin, c’était du grand, du spectaculaire, avec des moments magiques et d’autres un peu moins. Mais au final, malgré les petites déconvenues, j’y retournerais sans hésiter… Peut-être juste avec une carte pour trouver la consigne et une bière bien fraîche à l’arrivée !

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